Présentation

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Mardi 29 septembre 2009
Suite de l’épisode précédent…

Ce n’est finalement que le vendredi 3 juillet, dans le tout petit matin, que nous avons découvert la surprise kinder…mais l’aventure avait commencé quelques heures plus tôt, plus exactement le mercredi soir…
Après une journée de femme d’expat normale : pédicure le matin (important, je voulais absolument avoir de beaux pieds dans les étriers lors de l’accouchement), déjeuner avec une copine, suivi d’un peu de shopping, je rentre en fin d’aprem un peu crevée. Un peu inquiète aussi car ça fait quelques heures que je n’ai pas senti le bébé bouger…bon, je m’allonge et attends tranquillement le retour de Grouik, parti pour une petite séance de golf. 20h, toujours pas de mouvements, même avec le stéthoscope posé sur mon ventre, on entend pas le cœur. Le stress monte…on décide finalement de partir à l’hôpital, quitte à revenir le soir même.
20 minutes de taxi (c’est long 20 minutes !!!!) et on débarque à la maternité. Mise illico presto sous monitoring, on entend le cœur du bébé…ouf !!!! mais comme le rythme est un peu faible, ils décident de me garder la nuit. Grouik a même le droit de rester et de tester le pas très confortable canapé-lit de la chambre.
Le lendemain matin, la décision est prise de déclencher l’accouchement car apparemment bébé ne veut toujours pas sortir. On s’installe dans la « delivery suite » et l’attente commence…longue…7h pour ramollir le col. Pendant ce temps, on regarde l’une des 40 chaînes disponibles sur écran plat géant (et oui !). Grouik, qui s’emmerde un peu, va faire un tour au shopping center d’en face et me ravitaille en jus d’orange et en Dark Lava Chocolate Cake de Starbuck (hummm !!!). Je fais des allées et venues dans le couloir, vêtue d’une magnifique blouse rose, le cul à moitié à l’air. On compare l’intensité de mes contractions avec les autres patientes en train d’accoucher (sur l’écran de monitoring, on peut visualiser les monitoring des autres salles). Grouik fait des commentaires fort peu utiles : «ah là t’en a une belle ! ouhlàlà, ça monte, ça monte, t’as du la sentir»…je confirme !

dans la delivery suite, j'ai encore le sourire...

Les heures passent, accompagnées de contractions allant crescendo. J’ai donc pu tester «l’échelle de douleur» : au début je disais 2-3 (ouais, fastoche les contractions !!!), à la fin j’étais à 7-8 (ahhhh !!! filez moi quelque chose !!!). Et ça c’est que la 1ere partie ! super-gynéco arrive et perce la poche des eaux et m’annonce : «vous allez voir, à partir de maintenant les contractions vont être plus intenses»…ah…petit moment de solitude… «mais si vous voulez on peut vous faire la péridurale maintenant»… OUI MAINTENANT !!!!
Arrive super-anesthésiste. En 2 temps 3 mouvements il me fait ma piquouse…et là…grand bonheur….en moins de 5 minutes plus aucune douleur…RHÂÂÂÂÂÂ !!! L’anesthésiste doit être le gars le plus aimé de l’hôpital, par les femmes qui accouchent du moins.
Vissée à mon lit (je ne peux plus me lever évidemment) on continue de regarder les reportages (très intéressants) de Discovery Channel. Sachant que, dans les bouquins on parle de 1 cm par heure, on est là jusqu’à 5h du mat. Les gentilles infirmières viennent me checker régulièrement, tout va bien, c’est le top. A 22h30, super-gynéco revient, en short et T-shirt Ho-Chi-Min Ville (super-gynéco est chinoise) et m’annonce que c’est bon, on va pouvoir pousser. HEIN !! DEJA ? Mais le reportage sur les baleines bleues n’est pas encore fini ! Petit moment de panique, je suis pas prête moi !! Le temps que les infirmières préparent la salle, il est passé minuit quand le show débute. Pour la naissance le 2 juillet, c’est raté, mais au moins ça ne sera pas «né un 4 juillet». Grouik à ma droite, pourvoyeur en eau et serviette humide, les 2 sages-femmes en face et c’est parti : «attention, voilà une contraction, inspirez, bloquez, poussez, 1, 2, 3…, jusqu’à 10» Ca pendant 1h30, en anglais, tout le monde compte en choeur. Tellement que Grouik se mélange dans le décompte. La salle à côté est au même stade que nous, on les entend compter eux aussi, ils ont l’air super motivés. Super-gynéco arrive pour la fin et chausse ses bottes de pêche jaunes. Je commence à être fatiguée, mais petit ourson fini par sortir.

On me le pose sur le ventre. C’est un bébé tout rose, c’est le plus beau bébé du monde.


                photo de famille                             petit ourson a quelques minutes

Après, je ne sais plus trop ce qui se passe, le reste du monde n'existe plus. Grouik coupe le cordon, on le pèse, le mesure, le nettoie. Il pousse des petits cris et ouvre grand ses mains. On fini par me le redonner, emmailloté, à la mode singapourienne. On me remonte dans ma chambre, il doit être 3h30 du matin, je suis extenuée. Grouik rentre à la maison, crevé lui aussi. Mais tout le monde est heureux.


           emmailloté, je dors tranquille          les yeux grands ouverts sur le monde

Le séjour à la maternité est topissime. On a même droit à un «congratulation dinner» servi pour 2 sur une petite table avec nappe, sans champagne, certes, mais ça sera pour plus tard, de retour à la maison. Conclusion : on fait le 2eme ici !
Les jours qui suivent, le nouveau papa ira déclarer petit ourson au consulat et faire sa demande de passeport car, naissant à Singapour, nous avons 42 jours pour «régulariser» sa situation. Petit ourson est français, et non pas singapourien, car il n’y a pas de droit du sol ici (il ne vaut mieux pas d’ailleurs sinon il serait obligé de faire 2 ans de service militaire à ses 18 ans). Monsieur a donc déjà son passeport où il mesure 53 cm et a les yeux noisettes, comme son papa (la couleur des yeux, pas la taille !!) !
Celine
Par Celine et Olivier - Publié dans : Petit ourson
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Lundi 29 juin 2009
Réclamées à corps et à cris par mes nombreux fans, voici enfin les photos de mon bidon qui s’arrondit. Comme je vais pas vous les balancer comme ça, vous aurez aussi droit à ma prose ; et puis il faut aussi penser aux gens qui débarquent sur le blog au détour d’une recherche google sur « comment faire du béton soi-même », il faut bien leur expliquer le pourquoi du comment.

Suite à d’intenses négociations avec Grouik, celui-ci avait enfin accepté l’idée bébé, et comme nous partions de Londres (car il était tout à fait inimaginable d’accoucher là-bas), je suis arrivée à Singapour avec un passager clandestin planqué dans le bidon. Il y est resté un bon moment planqué car ayant une réserve naturelle de graisse me protégeant contre les affres de l’hiver (mais que bizarrement je ne perds pas en été), il a fallu un moment pour passer du stade « je suis un peu ronde mais je le vis bien » à « oui, je suis VRAIMENT enceinte ». D’ailleurs ma p’tite bouée n’a pas totalement disparu et comme me l’a fait remarquer mon homme l’autre jour en tâtant mon ventre: « c’est cocasse, ta couche de graisse est toujours là »…mouais, c’est cocasse….

Bon, je ne vais pas raconter le déroulement de ma grossesse en détail parce que la plupart s’en foutent ou n’en n’ont aucune notion (ça, c’est généralement les gars), et ceux que ça intéresse…ben…je leur ai déjà raconté. Car il faut savoir que ce lundi 29 juin, c’est sensé être le terme de ma grossesse mais que le petit bonhomme planqué dans mon ventre doit trouver qu’on y est vachement bien et fait un peu de rab. Mais voici quand même les quelques anecdotes qui ont parsemées ces neuf mois :
# Quand la petite croix bleue est apparue, on s’est précipité pour appeler nos géniteurs respectifs, tous fiers de leur annoncer la nouvelle. Eh ben aucun n’étaient là…partis dîner ou faire la fête. Ils ne l’ont appris que le lendemain, question de priorité….
# Ma mère m’a immédiatement offert LE Laurence Pernoud, avec ce commentaire : « tu verras, je l’ai lu quand je t’attendais, c’est la bible ». Effectivement, c’est la bible, toutes les futures mamans françaises l’ont lu. J’ai, bien entendu, reçu le 2eme tome (j’élève mon enfant) à Noël. Heureusement, il est régulièrement mis à jour, car une amie qui avait hérité de la version 1979 de sa mère (quand je dis que toutes les mamans l’ont lu) a pu noter quelques différences significatives du type : «si vous avez l’habitude de boire, surtout ne changez rien, réduisez seulement votre consommation»…euh…vérification faite auprès de nos mères respectives : il s’est avéré qu’elles n’ont pas arrêté du tout la picole pour nous. Ceci explique peut-être cela…
# Pendant le 1er trimestre, certaines odeurs m’étaient insupportables comme celle du camembert en ouvrant le frigo le matin. Grouik s’est fait prier de le manger vite son fromage qui pue. J’avais aussi des envies rigolotes comme les cornichons que mon chéri est allé gentiment me chercher à la superette du coin un soir.
# Au 2eme trimestre, je pète la forme, tellement que c’est ma copine Sophie, de passage à Singapour, qui me supplie de faire des pauses.
# Le suivi de la grossesse est un peu différent à Singapour par rapport à la France. Par exemple, la 1ere fois que je vais chez la gynéco ici, je commence à me déshabiller (pour l’examen, normal quoi !), sa petite assistance (il y a toujours une assistante dans le bureau du médecin, autre différence…pour aider et pour éviter des procès fâcheux, comme aux USA) se jette sur moi «no, no, no». Ah bah non, ici pas d’examen gynéco comme en France mais une échographie à chaque fois. Au moins, on évite la désagréable sensation du spéculum (remarque comprise par toutes les femmes, les hommes passez votre chemin) et en plus on voit le bébé, on a même droit à des photos 2D voire 3D.
# Le système singapourien, qui suit le système britannique, considère que le terme d’une grossesse est de 40 semaines d’aménorrhée (SA). En France c’est 41 SA. Je ne m’explique pas encore la différence.
# La présence du futur père est chaudement (voire très hautement) recommandée lors des cours de préparation à l’accouchement. Grouik y est allé en traînant les pieds avec son habituelle mauvaise humeur quand il a pas envie de faire un truc. Bon, je pense qu’il avait raison car ses cours sont particulièrement nuls : pas d’exercices de respiration, juste une petite démo. A ma question «mais comment on fait pour pousser ?», l’animatrice me répond «comme ça !» en fermant les yeux et en ayant une tête très concentrée…ah ouais…Les soins du bébé sont expédiés, on a juste appris à emmailloter le bébé (chose qu’on ne fera certainement pas). Et changer une couche ? les soins du visage, des fesses ? non ? non ! Heureusement qu’on trouve de merveilleuses petites vidéos sur internet qui expliquent tout. Ouf !
# Les dernières semaines sont pénibles : on marche comme un canard, on a les orteils en forme de saucisses cocktail, on dort très mal la nuit (enfin, pour moi, c’est depuis le début, ça me ferra de l’entraînement pour après), les copines vous surnomment Culbuto et Grouik commence à me trouver particulièrement chiante (mais il prend sur lui car c’est un bon mari)

Allez, assez parlé de moi, voici l’oeuf kinder. Pour la surprise à l’intérieur, suite au prochain article.

 
                             21 SA                                                  26 SA

 
                                  32 SA                                               38 SA

Céline
Par Celine et Olivier - Publié dans : Petit ourson
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Samedi 9 mai 2009
Et oui, la célèbre firme suédoise est venue conquérir ce petit bout de terre d’Asie…pour notre plus grand bonheur. Ahh !!! se balader dans les apparts virtuels en rêvant que chez soi se soit aussi joli (que celui ou celle qui n’a jamais rêvassé devant le catalogue IKEA me jette la première pierre….bon…tout le monde est d’accord). Fantasmer devant toutes les boîtes et solutions (souvent ingénieuses) de rangement, en acheter, les ramener à la maison en pensant qu’enfin votre home sweet home sera nickel…raté, c’était sans compter sur l’homme avec lequel vous vivez qui, bizarrement, n’a pas du tout la même notion du rangement que vous.
Bref, IKEA, découvert lors de mon arrivée à Paris lorsqu’il a fallu se meubler à petit prix a toujours une place particulière dans mon cœur. C’est donc avec joie et entrain que nous y sommes allé dès notre arrivée à Singapour. Pas de dépaysement, les magasins sont tous agencés pareil, les produits aux noms bizarres sont les mêmes avec quelques discrètes adaptations locales. Par exemple, ici, rayon cuisine, on trouve plus de woks que de casseroles et de nombreux ustensiles pour la cuisine asiatique. Ils ont aussi fait des décos spéciales année du buffle lors de la Chinese New Year (c’est comme ça que j’ai un tablier, des maniques et un coussin rouge ornés de buffles blancs). La seule véritable surprise, se sont les prix : le même canapé en France et à Singapour coûte le même prix : 800 euros et singapour dollars, donc, selon le taux de change actuel, 2 fois moins cher. Héhé… y en a qui vont se ramener des canapés dans leur container à la fin du séjour…
Après l’achat indispensable d’étagères de base, de vaisselle parce qu’il y a en marre des assiettes toutes blanches, de boite de rangements (toujours ce fantasme du rangement qui me tient), nous avons découvert en détail le rayon enfant : pas cher, pratique, coloré et vachement amusant…pour les adultes aussi…hein mon chéri ?

 

NB : il y a aussi des boites de rangement toutes colorées pour apprendre aux enfants à ranger leur chambre. Si je l’y met très tôt, y aura-t-il moyen de le formater pour qu’il range ses p’tites autos dans la caisse rouge et ses légos dans la bleue ?

Céline
Par Celine et Olivier - Publié dans : Petites histoires sans importance
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Mercredi 29 avril 2009
Parlons un peu de la météo, le sujet creux par excellence, et plus précisément la pluie. A en croire les experts, le type de pluie est intimement lié aux mouvements des masses d’airs que le présentateur pousse à la fin du journal de 20h. Ouais… vous y croyez, vous, à l’histoire des flèches pointues rouges et rondes bleues ? Par exemple, en hiver, il commence toujours à neiger juste avant les vacances de la zone parisienne… Coïncidence ? Je suis persuadé qu’il y a un gars chargé de la pluie pour chaque pays.

En Angleterre, ce sage pleuvioteur, chapeau melon et édition du Times à la main dispose d’une incroyable quantité de boutons, de vannes, de quadrants et trois armoires de procédures qualité. La pluie est froide et peut être fine ou grosse, accompagnée de brouillard, grêlons, avec ou sans vent, tomber droite ou de biais (voire horizontalement en Ecosse). Il y a tellement de variantes possibles que le temps qu’il fait est devenu l’un des sujets préféré des anglais.

Au dessus de la France, c’est probablement un fonctionnaire avec un poste de contrôle au top de la technologie française…des années 50. Il ne pleut pas dans le Sud, et quand il pleut c’est trop. La neige arrive trop tôt, pas au bon endroit, pas assez pour ouvrir les stations. Et la sécheresse….elle dure tant que la grève… Et les éclairs, ben c’est justement la technologie des années 50 qui démontre ses limites. « tient…et le bouton petite pluie d’été….Tchac….Zzzzz….Aie….bon, ben ce sera tempête alors ! » Bref, pas terrible…mais peut-être aussi lié au trait râleur gaulois.

Au dessus Singapour, y a un gars avec une longue chevelure blanche mais imberbe. Il a sa disposition une seule vanne avec deux positions : ouvert à fond et fermé. Et lorsqu’il reçoit un email de la direction centrale, tous les jours entre Février et Mai, vers 16h30-17h00. Il s’écrit « Ok lah, can lah…. » en ouvrant la vanne. Et là, en bas, en deux minutes, on profite d’une douche tiède qui vous trempe de la tête aux tongs.  « good quality… ».  Mais tout est prévu pour ça : les caniveaux sont tellement profonds et larges qu’il y a des petits ponts pour atteindre la chaussée. Même le contrôle des essuies glasses d’une voiture comporte 8 positions. Et lorsqu’en position « floup floup vite vite », en roulant à trente, voir la route est aussi facile que de regarder dans le hublot de la machine à laver pour voir si ton portable était dans la poche du jean….là, et là seulement... le code de la route vous autorise à vous arrêter sous les ponts, où des aires de stationnement sont aménagées… Profitant de l’arrêt, vous pourrez vous dégourdir  les jambes et profiter de la vapeur d’eau dégagée par le goudron brulant.




Merci de votre attention, et pour notre prochain bulletin météo : la chaleur ; où comment en Europe, les lobbies de la mode ont pris le contrôle pour écouler les collection été et hiver….Et pourquoi ici, M. Chang s’est endormi sur le thermostat en mode « Aie..c’est chaud… ».
A plus,

Olivier
PS : L’article ci-dessus est libre d’utilisation pour tout exposé en classe de Biologie ou Science et Vie de la Terre…
PS2 : la dernière photo est prise de notre balcon. Et ce qui ressemble à un marécage au loin est en fait le terrain de foot local
Par Celine et Olivier - Publié dans : Singapour
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Lundi 13 avril 2009
     Le soleil tout juste transperçait les feuilles du vieux cerisier. Dans le champ baigné de lampantes brumes, Sun Tsayong Ching s’affairait déjà, poursuivant, malgré lui, la longue tradition familiale d’éleveur de durian. D’un point de vue proprement botanistique évolutif, ce fruit de la taille d’une grosse courge, a développé des moyens de défense face aux animaux. Bien mûr, il dégage une odeur infâme et sa dégustation nécessite d’épais gants ainsi qu’une machette afin de l’extirper de sa coque. Enfin, consommé à l’excès avec de l’eau, il peut provoquer des troubles importants pour la santé… Mais, tout ça, Sun Tsayong Ching, du haut de ses tongs sports, n’en avait cure. Ça l’amusait même de savoir que certains pouvaient en manger. Hi hi hi… Mais au même moment ou presque, un grand amateur dudit fruit, sur le vol SQ246 en provenance de Brisbane, touchait la piste. Le copilote suivant la procédure habituelle, communiquait avec la tour de contrôle : « The Dindons have landed, get them out… »   En effet, les Dindons accompagnés des Guitouses avaient décidé de faire une étape expresse à Singapour.


Alors une étape expresse, c’est débarquer à Singapour à 7h du mat et avoir son vol retour le soir même à 23h. Du coup, les heures sont comptées pour visiter la ville… Il faut se hâter, ne point perdre un instant…Déjà, commencer par un petit dej’ à la maison et puis direction Clark Quay. C’était il y encore quelques années un petit quartier avec bars, marchands ambulants et restaurants pour expats. Aujourd’hui, certaines façades ont été habillées de plexiglas multicolore moderne. Un énorme parapluie-climatiseur recouvre les rues… qui sont maintenant bordées de bars à la mode où le prix des consommations frise l’indécence. Mais la bière est toujours servie en pichet, avec le sourire, par une jolie hôtesse qui n’arrive jamais à remplir les verres équitablement, de sorte qu’on recommande un autre pichet…c’est tout un art au bar le Crazy Elephant…


Bref, c’est le point de départ de la balade. Donc descente le long des quais de la Singapore River (inspirés les gars sur ce coup…) avec un commentaire historico-politico-économico-socio-truc (en gros l’histoire de l’ile en 10 minutes), pour finir face au Merlion : la statue-symbole de Singapour, tête de lion, corps de poisson, rugissant face à la mer. Comme la foudre était tombée dessus quelques jours auparavant, il ne rugissait plus, il crachait juste de l’eau. Je trouve que ça casse un peu le symbole, l’aspect fontaine…En plus, comme le nouveau casino est en construction juste en face, il est plus face à la mer… mais face au pognon qui rentre…peut être une nouvelle orientation idéologique.



Donc, la balade continue, on recompte, ils sont tous là, se plaignant un peu de la chaleur…ce jour-là il faisait bon…pas chaud. Direction l’hôtel Raffles, autre symbole de la ville, vestige de la présence anglaise. Ce bâtiment est incroyable, et pas mal de célèbrités y ont passé une nuit... pas pour y dormir, au prix de la chambre vaut mieux profiter de chaque instant, piller le minibar et partir avec les minis savons. Parmi les gens célèbres : Rudyard Kipling, Somerset Maugham, Joseph Conrad, Charlie Chaplin. Même si l’hôtel est en plein centre de la ville, les cours intérieures baignent dans une atmosphère paisible, hors du temps… D’ailleurs on a pas le temps, faut tout voir en une journée…


Donc direction Chinatown à 5 dans un taxi... et bien sûr, le food court pour casser la croûte. Le food court fait partie des institutions singapouriennes, la caféteria casino mode asiatique. Avec des petites échoppes dont les murs arborent les photos des plats proposés, le prix, le nom en chinois et le numéro qui correspond. Ce qui fait que vous ne savez jamais le nom de ce que vous mangez : « je voudrais un 74 not spicy ». Le choix est vaste, chacunes revendiquant une appartenance culinaire : coréen, chinois, pâtes et soupe, organes de cochon…cette dernière, j’y vais pas souvent… Petite note, il faut se battre pour commander à manger, sinon, comme Guitou, on attend… L’après-midi commence par la visite de Chinatown, ses temples, ses rues typiques, ses marchands de souvenirs plastiques made in china et antiquités récentes… Mais, comme l’équipe était encore vivace, re-taxi à 5….Bon le conducteur m’a démontré pendant tout le trajet que c’était pas bien, qu’on pouvait pas être 5… J’adore être devant dans ces cas-là… : « alors, la police, beaucoup problème….regarde, tout ça nouvelles lois.. pas facile ». Le conducteur de taxi singapourien assure le spectacle, se mouche, et parfois, s’intéresse à la route….ne prenez pas peur… pensez à Lady Di. Enfin, et je pèse mes mots, car c’était long et pénible.
Botanic Garden, ou la foret équatoriale propre, coupée au cordeau…. Et le jardin des Orchidées où on trouve des orchidées…beaucoup même.

L’article devenant long et la moitié des lecteurs commençant à pioncer, on en parlera un autre jour. Et puis comme ça commençait à faire pas mal pour une journée, ben on est rentré à la maison pour se laver dans la piscine. On en a aussi profité pour manger du durian acheté dans l’après-midi. Nous avons été poussé à le déguster sur la terrasse en plein air pour éviter la contamination de l’appart. Le goût est…et l’odeur…disons que si on se fie à l’odeur, personne ne le mangerait. Le goût est unique…. Y en a qui aime, Dindon et moi, mais pour Guitou, c’était plus du « ah quand même ! ». 

Enfin, tout le monde dans la voiture et direction East Coast. On y trouve des restaurants en bord de mer où on voit les pétroliers au loin et manger sous les étoiles est si romantique. Ne prévoyez pas de repas d’affaire ici, une fois que le crabe et le tilappia (poisson du coin) arrivent sur la table, un silence de concentration s’installe : casser les pinces alors que tout est gluant et glissant, prélever les filets du poisson avec les baguettes dans la pénombre…Et là, on mange sale, avec Elise on a même battu des records. Il faut y aller avec des vêtements sombres de préférence. Il y bien des petits bols avec de l’eau pour se rincer les doigts, mais y a que des petites serviettes paraffinées pour s’essuyer…inutile. Donc, dans ces cas-là, assouvissez ce plaisir coupable retenu par le savoir-vivre et l’éducation française…essuyez-vous dans la nappe… Sur ce, on les a ramenés à l’aéroport pour leur vol.
A plus,
Olivier

PS: Adeline a grave la classe en sandales...


Par Celine et Olivier - Publié dans : Singapour
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Mercredi 1 avril 2009
Quand on est jeune (à la vache, ça fait bizarre d’écrire ça, j’ai l’impression d’être vieille).
Quand on est plus jeune (ouais, déjà mieux), on s’imagine que la vie de couple  doit être quelque chose de formidable faite d’aventures palpitantes, de découvertes incroyables et d’enrichissement mutuels.
9 ans de vie commune avec mon Grouik et c’est « presque » toujours ça. J’ai eu ma dose (mais je sens que c’est pas fini et c’est tant mieux) d’aventures : visites de pays rocambolesques, rénovation de maison ; de découvertes : usage du niveau à eau ou comment avec un tuyau en plastique et 10 cL d’eau on arrive à mettre 2 planchers de niveaux, maniement d’outils en tout genre (perceuse, ponceuse, dégauchisseuse…)
Côté enrichissement mutuel, un parfait exemple en est venu l’illustrer l’autre soir. Extrait de dialogue durant une râlerie quotidienne de Grouikette :
- « ‘tain tu pourrais pas utiliser un seul chiotte, ça m’éviterais d’avoir à nettoyer les 2 !!! » (on a 2 salle de bains, chacune avec douche et WC. La principale étant dans notre chambre, la seconde plutôt dédiée invité et bébé et pipi urgent quand on est devant la télé)
- « naaan, je préfère celle-ci, le rouleau de PQ est à droite, et moi je suis droitier »
- « … »
Logique implacable, argument sans appel, Grouikette est restée sans voix devant cette démonstration de l’intelligence masculine.

Etant fan de BD, j’aimerai parfois que certaines illustrations ou cartoons deviennent réels histoire de refléter exactement nos états d’âme (et en plus, ça serait vachement plus drôle). Ce soir-là, j’aurais voulu que le petit oiseau noir suivi de pointillé que l’on peut voir dans les mangas japonais vienne voleter juste derrière moi. Je ne sais pas comment cet oiseau s’appelle, mais il traduit le défaitisme du héro face à l’absurdité de la situation.


Allez, mon Grouik, c’est aussi pour ça que je t’aime.

Céline

Par Celine et Olivier - Publié dans : Petites histoires sans importance
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Mercredi 25 mars 2009
Vous avez des crampes dans les jambes, les yeux qui piquent, vous êtes facilement irritable et commencez à devenir claustrophobe….. Vous venez de passer 13 heures de vol en classe éco d’un avion Air France. (Si c’est British Airways, en plus vous avez mal au ventre et faim…). Mais bientôt vous allez atterrir à Singapour, sortir du terminal 10 minutes après l’atterrissage, passage de douane et bagages compris, et ressentir une grosse bouffée de chaleur. (à la différence de Genève, où c’est environ 40 minutes pour les bagages, et à Londres on vous demande si vous êtes sûr que vous aviez vos bagages au départ….).



Et Sophie fut la première à nous rendre visite, profitant d’une super promo Singapour Airlines. Suite à une tentative de record du triple saut périlleux arrière en faisant des bulles de savon, elle s’était cassé le coude. Détail important. Le bras droit avait donc perdu pas mal de mobilité, ce qui l’obligea à apprendre à se servir des baguettes de la main gauche. Alors, attention, si lors d’un repas chinois vous vous escrimez à faire tenir votre premier rouleau de printemps entre les deux morceaux de bambou, Sophie aura déjà fini son assiette et commencé la vôtre… Faut être vif, à la fin du séjour, même manger des cacahouètes se fait avec des baguettes…
Donc la voici débarquée à l’autre bout du monde, le bout de l’Asie, climat équatorial humide aussi dénommé « Rhââââ…chaud…trop chaud ».
Et pour bien commencer la première soirée, repas au Hill Top. C’est un resto japonais sympa où le chef cuisine devant vous. Ici, pas de folklore ou de cri étrange, on cuisine efficace. Mr Wang est le roi du couteau….un seul. Il met à poil les crevettes en deux coups, coupe la viande en cube parfait, couvre le tout d’ail frais, vous crame les sourcils lorsqu’il flambe et remet de l’ail… Bref un très bon resto…. Mais attention, ici, même dans un très bon resto… le dessert reste quelque chose d’à part, faut juste se dire que la glace au thé vert est le mieux que vous pourrez avoir.
Comme Sophie avait décidé de rester deux semaines, et que tout raconter serait un peu fastidieux (regardez en haut, sept lignes pour décrire un repas… 14x2x7=196 lignes rien que pour parler de la bouffe), à la place, on va parler de la mangrove….Ok, j’aurais pu faire une transition du genre : «après avoir parlé de ce qui finit dans nos assiettes, parlons de ceux qui aimeraient nous avoir dans la leur». Mais non.

La mangrove se trouve en général sur les côtes, en milieu tropical humide. Le palétuvier en est l’arbre le plus typique avec un tronc perché sur de grandes racines plantées dans la vase. La végétation et la faune se sont adaptées à un environnement marécageux sale. C’est l’habitat naturel de tout ce qui rampe, ondule, nageotte, volette en zigzag, dans le but plus ou moins avoué de venir vous sucer le sang. A l’entrée du parc, un petit panneau vous indique que des serpents peuvent avoir décidé de faire la sieste dans les arbres… et les crocodiles de venir faire un brunch où ils rêvent de vous inviter…en hors d’œuvre. Heureusement le parc est très bien aménagé et pour peu que vous suiviez des touristes américains, anglais ou chinois, le bruit généré suffira à faire fuir tout être vivant…jusqu’aux bactéries à coup de lingettes nettoyantes. Donc, la balade consiste à suivre un chemin empierré au milieu des marais où l’on peut observer des oiseaux friands de coquillages laissés à marée basse, de poissons sauteurs (trop vif pour la photo) et de poissons qui sont pas des poissons…ils ont des pattes et respirent à l’air libre… ils ont oublié d’évoluer... Enfin des crabes arboricoles qui….attendent sur les arbres… tient, à y réfléchir, qu’est ce qu’ils pouvaient avoir à faire le cul collé à leur arbre hors de l’eau ? Y en a un qui a lancé le jeu du chat perché avec beaucoup de succès ? Il y a aussi nos amis les lézards, qui existent à différentes échelles, de 10 cm «oh regarde, il est mimi avec sa petite langue bleue…gouzou…gouzou» ;  à 2,50 m «oh reg….court vite…. mais lâche mon bras…. non, il n’est pas au courant de sa place dans la chaine alimentaire»… Voilà, la visite est finie, vous être trempé de sueur, pas de peur, ni d’avoir couru, juste parce qu’ici fait chaud.... Assez d’aventure sauvage, retour à la civilisation...






Singapour est une ville multiculturelle où chaque communauté religieuse ou ethnique s’est regroupée en quartier : Little India, Chinatown, Arab Street…Bien sûr, en deux semaines, Sophie a eu le loisir de visiter tous les quartiers…dont plusieurs fois Chinatown pour raison de shopping. Vous savez, le chromosome XX, qui fait que l’on veut la lampe chinoise qui correspond exactement à son intérieur….et quand on la trouve, on l’achète pas, des fois qu’il y ait mieux ailleurs ou qu’elle soit moins chère dans deux jours… Elle a aussi pu goûter à la cuisine indienne. A Londres, pour bien manger, reflexe de survie après une nuit bien arrosée au pub, on va à l’indien. Ce qu’on y trouve est une adaptation de l’art culinaire indien au gout européen et c’est super bon. A Singapour, on trouve des restaux indiens certifiés. (oui ! un restal, des restaux, le français est une langue vivante, et je la fais vivre…) Et lorsqu’on goute, il y a toujours cette émotion qui fait monter les larmes aux yeux, peut-être lié au souvenir de votre commande où vous aviez insisté pour le non épicé…Ici, le non épicé a tendance à bruler les gencives. Sophie a d’ailleurs énormément apprécié jusqu’a en sucer les glaçons de son jus de citron…
A plus,
Olivier



Par Celine et Olivier - Publié dans : Singapour
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Jeudi 12 mars 2009
Y a pas si longtemps c’était la chandeleur en France. Sur tous les sites internet où je surfais et même sur TV5 Monde (la chaîne française à laquelle tous les expats français s’abonnent histoire de garder un lien avec la France – faudra que je fasse une article sur ça bientôt), on nous parlait crêpes. Donc un soir, repas crêpe.
C’est la seule occasion de voir mon homme pénétrer en terre inconnue pour lui : la cuisine. Les 2 autres seules occasions de voir Grouik derrière les fourneaux sont la raclette (whaouh…vraiment trop de boulot, couper le fromage (quand c’est pas déjà fait) et mettre la charcuterie dans les plats) et la tartiflette (uniquement la phase découpage et disposition du roblard sur les patates). Notez que tous sont des plats hautement diététiques.
Bref revenons à nos moutons…euh à nos crêpes. Je prépare la pâte (à base de bière pour la rendre + légère) et Grouik, revêtu de son tablier de lumière, les fait sauter et les garnies. Rien que du très classique : œuf, jambon-fromage et toutes les garnitures sucrées possibles : sucre, confitures diverses et variées, lemon curd et skippy (immonde pâte à tartiner au beurre de cacahouète et chocolat, mais Grouik adore)….hum que c’était bon (si si je vous assure malgré la photo qui fait un peu cramé) !!!!



Céline
Par Celine et Olivier - Publié dans : Petites histoires sans importance
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Lundi 9 mars 2009
Non ceci ne sera pas un article sur le film qui a obtenu la palme d’or à Cannes en 1979, mais sur l’un de nos premiers achats « local ».
L’appart où on loge est « fully furnished », c’est-à-dire que tout est meublé de la cuisine équipée au lit, en passant par la télé. Bon évidemment c’est du basique moderne, c’est pratique, pas toujours très esthétique. Et puis nous, on aime bien les antiquités.
On est déjà allé faire un tour du côté de Dempsey Road où se côtoient une foule de magasins d’antiquités plus ou moins antiques, ou made in china, de la déco pour tous les goûts et les budgets. Et Grouik décide de faire un tour dans un petit magasin où il avait acheté son meuble chinois il y a 5 ans. Le magasin s’est bien agrandi et occupe maintenant tout l’étage du shopping center. Les soldes font encore rage, alors on se balade dans les allées histoire de jeter un coup d’œil. Et là, on tombe en arrêt devant une console faite en très vieux bois récupéré. Magnifique. Bien que déjà soldée on négocie comme des malades avec le vendeur qui nous offre une ristourne supplémentaire.
« et si on vous prend le tambour là-bas, vous nous faites un special price ? »
Grimace du vendeur, dodelinement de la tête qui indique une intense réflexion, et proposition finale : frais de livraison offerts. Deal.
Et nous voilà avec une console…et un tambour (magnifique lui aussi)… d’un mètre de diamètre.


le beau gros tambour et la console au fond

C’est marrant à la maison, il fait beaucoup plus gros que dans le magasin. Mais Grouik est très content, car maintenant il peut imiter les moines bouddhistes fous et taper dessus comme un sourd. Je compte acheter des actions boules Quiès très bientôt. Et je sens qu’on va devenir tout de suite très potes avec nos voisins, sans compter que d’ici quelques mois un petit monstre va venir lui aussi se faire une joie de tambouriner dessus. Yeah, rock baby !!!
Céline
Par Celine et Olivier - Publié dans : Singapour
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Dimanche 22 février 2009
Et nous voici de retour pour un nouveau reportage en direct différé par ma flemme naturelle. Aujourd’hui, une fête religieuse indienne… A y voir à deux fois, même si la religion a toujours été sujet à querelles et houspillages sanglants, y a un truc assez surprenant, c’est la répartition des fêtes qui se suivent sans jamais se chevaucher… Commercialement, c’est plus intéressant. D’ailleurs, ici on peut suivre les fêtes grâce aux vitrines des magasins : Special price Noël, super offre New Year, incredible Chinese New Year price, post New Year amazing price et Saint Valentin si vous avez encore des sous…Et le tout livrable dans toutes les formes et couleurs mais avec un special price pour toi parce qu’on aime bien voir scintiller ta carte bleu a l’horizon. Bref, on arrive donc a Taipusam la fête où le croyant fait pénitence en l'honneur du dieu hindou Subramaniam. Alors là aussi, évolution de la pénitence en fonction de la religion. Ici, c’est pas trois « je vous salut Marie, deux notre père et un billet dans le tronc ». Ici, on revient à la base, marcher en souffrant pour se faire pardonner... Principe simple, s’il en convient, mais qui donne lieu à une débauche d’imagination. L’intro est finie, passons à la suite.


Par un chaud et humide après-midi de Février, nous nous pointâmes z’au temple d’arrivée de la procession. Les fidèles qui ont processionnés pendant quatre kilomètres chantent et dansent dans le temple. L’ambiance est a
ssez joyeuse, certain font des offrandes, d’autres se mouillent le front avec du lait. En signe de dévotion, certain se sont aussi rasé la tête le matin même et enduit le crâne d’une poudre jaune…Ça permet de les différencier des chauves, je pense. Mais pour assister à tout ça, comme dans tous temples indiens, il faut retirer ses chaussures. Alors oui, marcher pied nus, c’est marrant deux minutes… après, on se rend vite compte que le goudron noir a bien gardé la chaleur, sympa, ça commence a griller… le steak de pieds… du coup on se met aux pointes, puis un entrechat vif vers une zone d’ombre. Les fidèles se déchaussent aussi avant d’arriver au temple. Heureusement, les organisateurs distribuent des sacs plastiques bleus pour ranger tongs, sandales et baskets. Ceci permet de maintenir l’esprit de fête plus longtemps, après être passé au temple, c’est le jeu « retrouve tes pompes, on t’aide, c’est dans un sac bleu ».

Donc, imaginons que vous ayez quelque chose à vous faire pardonner. Première possibilité, c’est pas bien grave : vous avez roulé sur la pelouse de votre voisin avec votre gros 4x4. Vous pouvez donc transporter des noix de coco ou des jarres de lait. Vous pouvez mettre votre femme à contribution, elle a rien à voir, mais le mariage doit bien avoir des avantages.



Deuxième niveau, vous avez déposé des ordures sur la pelouse de votre voisin suite à un différent lors des dernières élections communales comptant pour les huitièmes de finale des législatives cantonales…. C’est pas bien. Là, vous pouvez vous transpercer la bouche et la langue avec une aiguille à tricoter…



Troisième niveau, vous avez étranglé le chat du voisin qui avait tendance à miauler au milieu de la nuit. Vraiment pas bien, alors pour le coup, va falloir tirer un chariot… Vue de devant, sympa…Mais moins vue de derrière.


Quatrième niveau, vous avez empoisonné le chien du voisin parce qu’en fait c’était lui qui faisait du rafut au milieu de la nuit… Dommage pour le chat…Ben-là, c’est vraiment pas bien, du coup, vous allez vous retrouver à transporter une sorte de tour en acier avec des longues aiguilles qui rentrent dans la peau….mais dans la bonne humeur, les copains sont là.



Cinquième niveau, vous avez couché avec la voisine…La vous avez atteint les bornes des limites.…vous devez être blanc…


À plus, Olivier
Par Celine et Olivier - Publié dans : Singapour
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