Présentation

Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 08:27

«Chérie tu veux quoi pour ton anniversaire? un bijou, une montre, un voyage, une montre, un resto, une montre?» (on reviendra sur cette insistance de la montre...)

«non, une MAC!!!»

«mais on a déjà un Mac...»

«pas un, mais unE MAC»...ou pour les initiées (oui, je mais -ées, parce que juste -és, ça m'étonnerais..) une Machine A Coudre.

 

«tu t’expatises» me sort une copine...mouais peut-être, je sais pas, en tout cas, quand on est femme au foyer (arrrrghhh!!!!! le terme qui me fait hurler), à s’occuper de Petit Ourson toute la journée, plus, bien sur, les taches domestiques habituelles et à haute valeur ajoutée sur l’estime de soi (pour ne pas les nommer: faire la bouffe, ranger, le ménage, les courses, ranger, lessive, ranger etc), eh ben, au bout d’un moment on tourne en rond, on se morfond, alors oui faut s’occuper. Mais la MAC, moi ça me trottait depuis un moment dans la tête, alors, chéri, ça sera pas une montre, mais une MAC...et puis aussi le resto pendant que t’y es, faut pas déconner quand même!

 

Apres avoir faire un petit tour comparatif sur le net: Singer, c'était bien il y a 30 ans, maintenant c’est de la m.... ; Pfaff, excellent mais cher ; Brother, les japonais qui font aussi les imprimantes ; notre choix c’est porté sur Elna, marque suisse de très bonne qualité. Ce choix a été tout de même fortement influencé par belle-maman. Grouik: «ma mère (cette sainte femme) ça fait 25 ans qu’elle l’a, sa machine et jamais un problème!». «OK»

2eme problème: trouver un revendeur à Singapour. Un p’tit coup de Google, je trouve quelques adresses. Donc me voila partie avec Petit Ourson, la poussette, à errer dans Chinatown sous un soleil de plomb...tout ça pour m’entendre dire que non ils ne font plus cette marque, mais par contre ils peuvent me faire un «best price» sur une machine chinoise. Non merci ! Bon finalement on trouve le seul revendeur dans tout Singapour, à l’autre bout de l’ile. Quelques négociations sur le prix et hop, machine achetée. 

 

Bon, et maintenant par quoi je commence? Ah oui ! Faudrait peut-être du tissu.... et du fils...et des aiguilles...et tout un tas d’autres trucs et accessoires. Re-virée dans un autre magasin, où la carte bleue a eu mal.

Et par quoi je commence? un truc simple : un pantalon pour Petit Ourson par exemple. Et une poupée-vaudou pour l’anniversaire de Mlle C. Bon évidemment je me trompe entre l’envers et l’endroit en découpant les formes, je couds trop près du bord...bref 147 jurons et malédictions plus tard, la poupée et le pantalon sont prêts.

Suivront un short, des sacs, un bob...et 1000 idées qui fourmillent dans ma tête. Conclusion : en habits, je ne suis pas très douée, mais les sacs et accessoires, je commence à maitriser grave !

 

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                                      poupée vaudou                                     un sarouel

 

     Archives 2611         Archives 2576 

         le sac d'école de petit ourson                                                        sac de piscine

 

Archives 2617

                                 des p'tits zoiseaux


Le mac, pas de problème. La MAC, je maitrise. Et la MAP?...c’est une autre histoire ;)

 

Céline


Par Celine et Olivier
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Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 07:06

Maintenant que Petit Ourson va à la crèche (et que ça se passe bien), j’ai donc plus de temps pour ne rien faire mais surtout pour mettre en ligne des articles que j’ai sous le coude depuis...hum, hum...environ 6 mois. Apres 1 an 1/2 de vie à Singapour, voici ce que j’adore ici...et ce que je déteste:

 

J’aime:

  1. vivre en tongues toute l'année
  2. manger des fruits exotiques qui ont du gout (les mangues, les mangues!!)
  3. les magasins ouverts 7j/7, parfois certains 24h/24...so convenient!
  4. les toilettes partout (le rêve de la femme enceinte) et propres
  5. un environnement enfant-friendly: pièces spéciales pour changer les bébés et allaiter dans les shopping centers, des chaises hautes dans tous les restaurants/cafés et on vous sourit quand vous arrivez avec une poussette (voire plusieurs car vous êtes souvent accompagnées d’autres mamans)
  6. des escalators partout, métro compris
  7. ne pas attendre mes bagages à l'aéroport
  8. pour voir gouter à tous les styles de cuisine: chinois, japonais, indien en passant par allemand, français et brésilien
  9. les taxis partout (33 000 pour une ville de 4,5 millions d’habitants, c’est la ville au monde qui a le plus grand nombre de taxis par habitant. En comparaison, Paris compte seulement 16 000 taxis)
  10. se sentir en sécurité partout, à toute heure et sans un voir un seul policier...

 

Mais j’aime pas:

  1. les fréquents «out of stock». Ils ont vraiment un problème de logistique ici
  2. le rayon surgelés réduit au strict minimum: petit pois, frites, glaces
  3. pas de yaourts décents à manger (ahhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!)
  4. leur manque d’initiative. Si on a le malheur d'être «hors de la case», c’est fini y a plus  personne en face
  5. l’univers «je consomme, donc je vis»
  6. la chaleur. 37 degrés c’est parfois dur à supporter
  7. donc la clim à fond, accompagnée de son amie pharyngite
  8. le Singlish (ou l’anglais parlé à Singapour). Moi j’appelle ça de l’anglais «petit chinois» : on oublie les constructions de phrases «sujet-verbe-complément», le verbe suffira juste.  Les modaux anglais (si durement appris par les Français) passent aux oubliettes sauf le célèbre «caann!!». Bref très frustrant qu’on est devenu bilingue car on a l’impression de régresser.
  9. la no-green attitude: on vous donne 25 sacs plastiques quand on va faire les courses (presque chaque objet est emballé individuellement, du délire!), très peu de poubelles pour le recyclage, pas non plus de recharges éco (pour la lessive par exemple) dans les supermarchés
  10. être dépendante de Grouik. En effet, comme c’est Monsieur qui travaille et moi non, c’est lui qui a le permis de travail (Employment Pass). Moi je n’ai que le Dependant Pass. Et pour certaines choses, comme acheter un téléphone portable, Monsieur doit donner son accord. Au quotidien, ça n’a pas vraiment d’impact , mais c’est juste la sensation désagréable d’avoir une laisse...grrrrr...

Celine

Par Celine et Olivier - Publié dans : Singapour
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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 12:37

Vous avez aimé «made in Japan part 1»

Vous avez tremblé dans «made in Japan part 2»

Vous étiez encore là pour «made in Japan trois»

Après une étude marketing poussée, y avait encore du monde pour «Japan 4 : the lost samurai».

Voici enfin the dénouement of the voyage in Japon : «Ultimate Final Japan Trip Cinquième»…. Tadam…projecteur, fumée… explosions «Boum…Paf»… pluie de pétale de fleur de cerisier… Fausse neige pour rappeler que c’était l’hiver.

 

Voila, maintenant que le budget effets spéciaux a été grillé dès le début, il me reste que deux ou trois effets sonores…. «Bong», «rires enregistrés», «sabre Jedi» et Luca… test…AHHAHaaha…..Zwiiiinnngg…

 

Kyoto, tôt le matin…très tôt, il fait encore nuit… trop tôt en fait…. «Ouiiiiinnnnnn». «Où qu’elle est la touche «DORS» ?» Se lever tôt, c’est le meilleur moyen de profiter à fond pour visiter. Luca le sait… et il en abuse.

Donc, après un bon expresso par intraveineuse, nous voila parti, tôt ce matin là pour le temple de Fushimi. Un peu de course d’orientation dans la gare et on se retrouve dans le train direction la banlieue sud…. «Tut…tut…». Très rapidement on sort de la ville. Quelques usines, dont celle de Nintendo, mais pas d’immeuble, de barre ignoble, seuls des pavillons à un étage s’alignent. Pas de voitures parquées dans les rues, elles sont trop étroites pour ça. 

 

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Enfin on arrive au temple, je vous épargne le traditionnel «sortir de la gare, partir dans la mauvaise direction, énervement cartographique masculin aigu, honteuse demande de chemin». En plus, dans ce cas là, on avait appliqué la règle du «suit le groupe de français bruyants». Bref, passage de la première porte, puis lavage de la bouche, tous ensemble, et on attaque la montée. 


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La plupart des temples se trouvent à flanc de colline, du coup chaque visite se transforme en parcourt d’obstacle pour poussette. Faudrait étudier la possibilité de monter des roues de 40cm avec des suspensions hydrauliques sur la poussette…et puis un chien de traineau pour tirer tout ça…

Bref, le temple, voila des photos. On se rend assez vite compte que l’équipe marketing peinture du coin a bien vendu le rouge et l’orange…

 

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Mais la particularité de l’endroit, c’est surtout le chemin couvert de portes qui mène en haut de la colline (4km au total). Certains reconnaitront l’endroit qui a servit au tournage de «mémoire d’une Geisha». Ces portes en bois sont fabriquées par des artisans au alentous du temple. Des gros rondins de bois de 40cm de diamètre, un coté gravé avec des symboles faisant face à la colline, un petit toit pour se protéger de la pluie, un coup de barbouille orange et c’est prêt….Bon, faut encore la monter à travers le petit chemin…

 

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Retour à Kyoto, où Astro nous attendait… «Ce héro du futur»…tient le futur tout technologique d’Astro c’etait en 2003… C’est pas bon ça, quand un héro vivant dans le futur est devenu ton passé… Bon, y a encore de l’espoir, Albator, ça commence en 2964. Bref, je m’égare, mais tout ça pour dire que Kyoto a aussi un musée du Manga et que l’on trouve deux ou trois personnages dans la ville…..D’ailleurs le camion qui suit, je suis sûr que c’est un Transformers…


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Déjeuné sympa où Luca a apprécié les petits pots au riz et algues japonaises... c’était «beurk» pour moi et «humm» pour lui… Et aussi un bon café en gelée… «humm».

 

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Nous partons ensuite visiter le temple de Sanjusangen-Do. Ce temple referme…1001 Bouddhas, plusieurs statues sont classées trésor national. Du coup, pas de photo, pas de vidéo (avec des panneaux menaçants, genre si tu prends la photo, on va effacer ta carte mémoire) et visite en chaussons pour pas abimer. C’était beau…mais pas photo. Mais par contre, on peut parler un peu plus du bâtiment, complètement en bois. Ses fondations sont posées sur une alternance de couches d’argile et de sable, ceci pour faire face au séisme. C’est peut être aussi pour la même raison qu’il y a peu d’immeubles et des maisons à un étage.

 

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Une des traditions du coin, c’est le tir à l’arc. Un samouraï se plaçait sous l’auvent et tirait pour atteindre une cible place à l’autre extrémité du bâtiment. L’un d’eux réussi l’exploit de tirer pendant trois jours sans s’arrêter…et avec une précision étonnante. On peut toujours voir l’impact des flèches perdues dans les poutres de l’auvent.

 

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On a pu aussi admirer la fontaine magique qui rend le sommeil aux enfants… avec Luca, le magique devait être périmé...

Comme il est encore tôt, on prend le bus pour le temple de Nanzen-Ji…

 

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Un mauvais arrêt et un détour plus tard, on y arrive. Le temple est considéré comme un canon du Zen. C’est donc Zenement que nous arpentons le bâtiment en chaussons, a admirer le ratissage des graviers… Et comme prévu, au comble de la Zenitude, le soleil se couche… «Bong» Vous êtes tout mou… «Boooonnnnngggg»…. Super mou… Quasi flasque…

 

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Et ensuite… ben ça commençait à faire pas mal pour une journée, donc retour à l’hôtel pour un complet «bain/couche/pyjama/biberon/burp/dodo». Quand ça c’est fait, généralement, on commence à penser à manger…Et ce soir ça sera barbecue de bœuf wagu dans un super petit restaurant…trop trop bon…avec des champignons Shiitake comme ma maman les aiment…mais sans bruler le chalet !!! 

 

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Voila….c’est fini…le Japon c’est fait… Bon on aurait pu vous parler de notre très très mauvaise expérience avec United Airlines, mais après quelques recherches, on s’est rendu compte que c’était une compagnie mondialement reconnue pour être mauvaise…  

A la place, quelques photos de nuit de Kyoto…..

A plus,

Olivier

 

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Par Celine et Olivier - Publié dans : Voyage
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 12:23

A y est les valises sont presque faites, les billets sont déjà dans le sac, passeport : checked, couches, change et bouffe pour Luca: checked, une bonne dose de courage pour affronter 17h de voyage seule avec mon p’tit monstre: euh...checked, laisser Grouik tout seul survivre à la maison: ouhla !!

Grouik est un homme, mon homme adoré. Il sait construire une plateforme, rénover une maison, faire du béton et même changer une ampoule...mais vivre seul, il y a bien longtemps qu’il ne l’a pas fait. Ca remonte à sa jeunesse à St-Etienne, et encore ! , sa mômam lui blindait sa valise de bons p’tits plats...

Donc l'opération «survivor» a commencé:

1) blinder le congel d’easy-food: pizza, quiche et petit pois. Le problème étant qu’on trouve pas grand chose comme repas tout prêt à Singapour. Marie n’existe pas ici, ni Picard...

2) blinder les placards : purée, nouilles et petit pois (vous aurez noté que Grouik a une passion pour les petit pois)

3) faire des fiches explicatives : comment marche le lave-vaisselle, la machine à laver, où se trouve les produits (ne pas confondre la javel et la lessive, merci)

4) faire une visite découverte de la cuisine...la quoi??...répète après-moi: CUI-SI-NE

Et toi mon chéri, qu’est-ce que t’as prévu de faire pendant qu’on sera pas là ? LA SIIIIIESTE !!! , LA GRASSE MAT...mais aussi passer des heures dans les magasins d’informatique, d’appareils photos et de montres, jouer jusqu’à la nuit à la console, faire du sport (ouais, ouais...), finir de sécuriser la maison pour petit ourson, faire du shopping...

Et ben il y en a qui vont bien s’amuser...

 

à bientôt

Céline

Par Celine et Olivier - Publié dans : Petites histoires sans importance
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 05:41

 

Il était une fois, sur une colline au centre du Japon féodal, un shogun nommé Akamatsu Sadanori…ses amis l’appelaient Mitsu…mais il avait pas d’amis. Sa femme Sega, lui avait donné deux fils Ya Maha et To Yota… Sa vie s’écoulait au rythme des récoltes de riz, des soirées Karaoké Saké et des guerres récurrentes contre les Shogun Nin Tendo et Sam Sung. Bref, en 1346, après une soirée où le saké coula plus que de raison, sur le chemin du retour, Mitsu chue et roula au pied de la colline. Prenant ce qui lui restait de courage, sa dignité ayant foutu le camp sur le coup,  il se releva et gravit la colline. Quant au petit matin, vers 14h00, il arriva enfin au bout des 800 m à parcourir, il s’effondra sur son tatami… « Boum et ronfle »…. Beaucoup plus tard, lorsque le tatami eu finit de tourner autour de lui après un petit dej riz et riz, il essaya de se remémorer sa soirée. Il en conclut que monter une colline était beaucoup plus long que de la descendre et que les fosses étaient de terribles adversaires. Ainsi fut décidé l’érection de la première fortification de la colline d’Himeji. L’histoire oubliera la mésaventure de Mitsu…mais pas le Saké Karaoké…

 

Et c’est donc, par une fraiche matinée d’hiver, que nous primes le train pour le château de Mitsu, plus connu sous le nom de Himeji. Comme suggéré par ma douce à la vue du plan du château, Luca voyagera à dos de papa, dans un fauteuil tout confort. Ce château, classé patrimoine mondial, est aussi surnommé le château du héron blanc. Il ressemblerait à un oiseau sur le point de s’envoler… 

 

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Il se dresse sur deux collines au milieu de la large plaine d’Harima. Lors de son expansion entre 1577 et 1613, son empreinte incluait les quartiers où résidaient servants, nobles samouraïs et probablement quelque uns des 25 000 ouvriers engagés dans les travaux. A travers les siècles, le béton grignota sans relâche ces faubourgs, et seules quelques miettes de l’enceinte construite au début du 17eme siècle sont encore visibles. Mais aucun parc ou autre bâtiment n’a trouvé grâce. Les rues de la ville moderne convergèrent vers les blancs remparts, pour finalement renoncer et le contourner. Comme si les douves, prévues pour repousser l’assaillant, avaient eu raison de l’appétit de l’urbanisation... Bref, on s’égare, revenons à notre visite.

 

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Luca le valeureux, sur son fidèle destrier (moi), s’élance donc, après une petite sieste, à l’attaque du château. Le château se défend bien, et déleste ses attaquants de quelques Yen pour les tickets. Le portefeuille est touché et saigne. Direction les quartiers d’habitation qui forment aussi une partie des remparts. Afin de protéger le plancher en bois, nous devons ôter nos chausses et enfiler des chaussons… trop petits pour le fidèle destrier… Cette partie du château était réservée aux logements de la princesse et de sa coiffeuse, sa maquilleuse, sa masseuse, sa manucure, sa consultante Feng Shui....et autres domestiques sur un coté. L’autre coté du bâtiment constituait un rempart. Donc d’un coté du couloir, meurtrières et mâchicoulis, et de l’autre, rideaux à fleurs...

 

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En suivant le plan d’attaque fourni à l’entrée, nous continuons à traverser les différentes enceintes. L’arrangement des remparts et des passages étaient conçu pour désorienter, et les portes de largeur réduite afin de ralentir l’assaillant. La dernière porte avant le donjon est construite en contrebas avec un mur sur le coté. Le mur était destiné a être détruit pour remplir le décaissé et condamner la porte définitivement.

 

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Le donjon s’offre à nous sans résistance… enfin si... on nous demande d’enfiler des chaussons et de prendre nos chausses dans des sacs plastiques… Envahir le donjon oui, mais en faisant attention à ne pas abimer.

Le donjon donc…entièrement dévolu à la guerre. Ici pas de cheminée, de tenture ou d’escalier en marbre. On se bat dans l’austère… L’ouvrage sert avant tout à la guerre, et c’est visible. Les murs en bois brut servent de râtelier pour les armes, les couloirs sur deux niveaux permettent l’installation des archers et la circulation. Du haut de ses 45 mètres, il renferme sept étages dont deux totalement invisibles de l’extérieur.

 

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Et pour y monter, on passe par des escachelles…. Un truc hybride avec des marches, trop raide pour être un escalier et passant par une trop petite trappe… Du coup le fidèle destrier (moi) se contorsionne pour ne pas assommer le valeureux chevalier qui pionce sur son dos et ne pas se casser la gueule avec ces chaussons trop petits. Décidément, envahir c’est pas facile.


Apres de nombreux « humpf…ça passssssse…BONG...a ben non…passe pas… », le dernier étage s’offre à nous avec sa super vue sur la vallée. Arrêtons nous un moment pour admirer la vue…en chaussons…avec nos pompes dans nos sacs de supermarché… ridicules. Non, parce qu’on est solidairement ridicules avec les autres visiteurs…le fameux effet de groupe…

 

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Et là, le chevalier se réveille, yeux entrouverts et filet de bave à la commissure des lèvres….le reste étant sur la tête du fidèle destrier (moi). Ce n’est ni l’altitude, ni l’excitation de l’ascension qui le réveilla…. Ca serait plutôt la faim et l’envie de marcher…ah ah !!… Donc, vous êtes dans une tour de 45 mètres, sans aucune commodité c.a.d ni wc, ni point d’eau, ni ascenseur…ni escalier conçu correctement…. Et il faut donc redescendre prestement avant le déclenchement des sirènes… « sort, sort…la clé, la clé ». Heureusement, un escalier récent a été installé pour faciliter la descente… bonne nouvelle…enfin pas vraiment, c’est exactement les mêmes escachelles avec une rambarde en plus…et c’est reparti au galop en chaussons, avec le chevalier qui bouge et attrape ce qui dépasse… Jusqu’en bas du château en passant par la cour des suicidés… bucolique comme endroit, avec une maison pour le médecin de garde qui vérifiait le bon déroulement du harakiri… Médecine suicidaire… on continue… «tacaclop tacaclop tacaclop », le fidèle destrier n’est plus en chaussons mais commence à en avoir plein le dos…

 

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Avant d’en finir, quelques remarques sur le château. Comme dit plus haut, le donjon était uniquement destiné à la guerre. Le souci de perfection lors de la construction en ont fait un ouvrage élégant. Les murs blancs, les charpentes et les tuiles lui donnent une présence unique. On a du mal a y associer un vocabulaire guerrier : donjon, meurtrière, mâchicoulis... On se promène entre les remparts blancs plutôt comme dans un jardin. Les petites portes, les différents fenêtrons, les murs couverts de tuiles ornées, les courbes des remparts ne semblent être là que par souci esthétique. 

Autre remarque, le château n’a jamais connu de guerre… la file d’attente et le prix du ticket ne doivent pas y être étranger… « A l’attaque !!!…oui, monsieur …votre ticket et mettez les chaussons d’abord…. »

A plus,

Olivier

 

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PS: Au cas ou, on peut tout manger avec des baguettes...

 

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Par Celine et Olivier - Publié dans : Voyage
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 13:20

 

Merci de nous rejoindre pour cette troisième partie. Alors tout de suite, on commence… Consonne…T….Voyelle….O….Consonne encore… K …. Voyelle…Y….et encore voyelle pour finir… O…. «Ping Pong Ping Pong»…La sonnerie retenti… «oui, j’ai TOKYO en cinq lettres». «Non, c’était la semaine dernière, une contre-proposition des lecteurs plus assidus ?»… et bien c’est KYOTO, bien sur, c’était piègeux, en effet …Mais les perdants repartent avec le scrabble japonais boite de base avec 2500 caractères et l’extension avec les 47500 caractères restants… En réalité, 2500 caractères, c’est ce qu’il faut connaitre pour lire un simple journal…Argh!!!!

Les gagnants on gagné le droit de continuer à suivre nos aventures palpitantes à Kyoto…ou regarder une retransmission des chiffres et des lettres japonais avec un tirage de 10/26x50000= 19230 caractères. Si on compare à la langue française, à raison d’un caractère par tranche de 5 secondes, le premier tirage prend un jour sans coupure pub….


Un petit point histoire, pour dormir moins bête ce soir… et y’a du taf! Donc Kyoto 京都 a été la capitale impériale de 794 à 1868. L’empereur transféra ensuite la capitale à Tokyo. 

Mais en fait Kyoto a perdu son rôle politique et diplomatique vers 1600 avec l’avènement de la dynastie des Shogun Tokugawa. Ils choisirent Edo pour capitale. Edo qui allait devenir Tokyo. Avant cette date, la guerre d’Onin de 1467, entre deux familles, pour la succession du trône Shogunal, dévaste le pays. Kyoto est incendiée, pillée et le Japon plonge dans une ère de guerres seigneuriales.

A cette époque, les Shoguns étaient chargés de l’administration du pays et en particulier des affaires étrangères et du commerce extérieur, l’empereur restant le chef légitime du Japon. Le cœur économique du Japon était Edo, et Kyoto la ville impériale. Ce n’est qu’en 1868 avec la mort du dernier Shogun Tokugawa, que l’empereur repris le pouvoir. Il fit d’Edo une capitale, changeant son nom en Tokyo et y transféra sa résidence.

 

Et c’est par l’une des résidences Shogun que nous commençons notre périple. Accès assez simple par le métro. Il n’y a que deux lignes, Nord-Sud et Est-Ouest… J’aime quand c’est simple comme ça… Donc, on arrive au shoguna de Nijo….. C’est toujours assez difficile de faire des parallèles entre culture, et ça reste toujours limité au petit cerveau de l’auteur. Mais on va quand même s’y risquer un peu. Ce shoguna a été construit à peu près à la période où l’on faisait nos châteaux en pierres avec de hautes tours…enfin vous voyez. Le souci de créer un ouvrage défensif capable de soutenir un siège en cas de guerre était donc le même. Ajouté à cela, l’ouvrage devait aussi servir de caserne et de résidence. Dans le cas de ce shoguna, les deux fonctions sont restées séparées. On retrouve bien des murs de pierres, de lourdes portes et des tours pour la défense. Mais les bâtiments destinés à l’habitation sont en bois et l’angle droit règne en seul maitre sur l’architecture. Les pièces sont rectangulaires et toutes desservies par de longs couloirs à la périphérie du bâtiment. Et partout, des panneaux coulissants de bois et de papier, à la fois fenêtre, accès, isolation…. Une habitation modulable. Certaines cloisons sont recouvertes de feuilles d’or et peintes avec des motifs superbes d’arbres, de tigres, de montagnes… La nature sans l’homme. C’est assez reposant quand on compare aux résidences royales européennes avec les peintures de dieux, prince, roi, ange… Mais, pour protéger tout ça, pas de photo, pas de caméra…rien… Donc voici quelques vues tirées d’un livre. Et pour les cinéphiles, la pièce où siège l’empereur dans «Le dernier samouraï» avec Tom Cruise a probablement été tourné ici.

 

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Détail amusant, les planches étaient clouées de sorte à grincer sous les pas pour alerter les habitants….Du coup, ça fait « couic couic » à chaque pas. Certain disent que le bruit ressemble au chant du rossignol. Pour visiter le bâtiment principal du shoguna de Nijo, poussette interdite et pas de chaussures, les chaussons sont fournis gracieusement…. mais en taille japonaise, alors avec mon 43… Les bâtiments étant en bois, il n’était pas rare qu’un incendie les détruise. Des bâtiments d’autres résidences pouvaient alors être démontés et transférés au château. Les assemblages des charpentes étaient simplifiés et équilibrés pour réduire le nombre de chevilles. Ce fut le cas pour  Nijo déplacé et reconstruit. Il est considéré comme une des plus belles réussites architecturales de cette époque. 

 

On continue la visite par le jardin Zen, superbe. Le jardin Zen, c’est assez difficile à décrire. C’est un jardin où tout est contrôlé, taillé, rangé pour sembler naturel. Pas de statues, d’allées rectilignes. La présence humaine n’est pas marquée directement, juste suggérée par de petits chemins sinueux, de petits ponts. 

 

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La journée se poursuit ensuite vers l’est de la ville, le quartier de Gion, réputé pour ses temples, vieilles maisons en bois et ses écoles de Geishas…Mais d’abord, fait faim…et froid… On trouve donc un petit restau sympa, où on mange sur les tatamis… Luca apprécie de pouvoir être à table debout, nous on aime moins la position à genou, difficile à tenir pour nos jambes d’Européens.

 

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On repart, repus, pour la balade de l’après-midi. Départ du temple de Yakasa en bordure de Gion pour monter à travers la vieille ville juste au temple de Kiyomizu. C’est un parcours très prisé à la fois des touristes en tous genres c.à.d. du teuton en short en passant par l’anglais en bob, mais aussi des Japonais qui montent au temple vêtu de leur kimono. D’ailleurs, à quoi reconnait-on une vraie Geisha d’une simple touriste déguisée? Et bien, à la coiffure : les Geishas arborent la coiffure traditionnelle, sorte de gros chignon banane...avec la banane horizontale. Nous avons eu la chance d’en apercevoir quelque-unes mais difficile de les prendre en photo car elles sont très discrètes et ne sortent de chez elles qu’en fin de journée pour aller «travailler», à savoir divertir de riches clients. 

 

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Revenons à notre balade: au fur et à mesure que l’on monte vers le temple, les rues se remplissent. Les Japonais se prennent en photo, les touristes prennent en photo les Japonais qui se prennent en photo et….Les Japonais prennent en photo Luca car il est trop « kaway » , c’est le cycle de la photo infini…

La foule commence à s’aligner pour converger vers le temple. Celui-ci a 1000 ans et a été construit sur pilotis. Il offre un superbe panorama sur Kyoto….nous : «oh c’est beau !!»…les locaux : « オハイオ州、これは美しいです» …et la on met les photos, et vous derrière votre écran…. « Oh c’est beau !!»…On assiste même au coucher de soleil...au pays du soleil levant. Logiquement, comme la nuit tombe, retour à l’hôtel.

A plus,

Olivier

 

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Par Celine et Olivier - Publié dans : Voyage
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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 12:25

Partie deux. Alors au programme de la deuxième journée….oui pour cet article pas d’intro...on va visiter le marché aux poissons avec la vente aux enchères des thons rouges. Alors j’aurais pu vous faire des jeux de mots « thon haute mer petit navire ». Je reste soft pour ce début d’article mais ça va dethoner par la suite… 


Le marché au thon est l’attraction la plus visitée de Tokyo. La deuxième est le Pokemon Center, et le troisième, Disneyland. Dans tous les guides, l’auteur s’étend sur la fraicheur des poissons, que c’est sale par terre, que l’accès est pas facile et qu’il faut y aller aux aurores. Pour ce dernier point, le réveil, pas de problème : Luca était réglé pour se réveiller à 6h00 tous les matins… C’est super efficace, sauf que y a pas la touche pour reporter l’alarme… Donc, trop tôt le matin, on met Luca dans le sac à dos et direction le marché. Si tous les guides sont d’accord pour dire que faut le faire….aucun ne donne l’endroit précis. Comme c’est le plus grand marché au monde de ce genre, on se dit qu’on peut pas le louper… En sortant du métro on suit donc des gars qui on l’air de savoir…en fait ils savaient pas… Ils savaient pas qu’il fallait traverser les quais de chargement du marché aux légumes, puis prendre à droite et rentrer à gauche dans la rotonde, traverser l'immense hangar avec les étals, et là se déroulait la criée…Se déroulait, ou plutôt s’était déroulée, parce que le temps de trouver la pièce dédiée… ben c’était fini. Mais pas trop de regret car la vente à la criée avait été fermée aux touristes.

Par contre, les marchants étaient déjà à découper les thons pour la vente. Si découper un poisson, on voit bien le principe, la découpe du thon de 1,20 m en sashimi de 3 cm demande un peu de technique. Voici la méthode…on sait jamais en cas survie extrême sur une ile déserte, savoir découper le thon peu servir. On choisit un beau thon mort récemment, on retire la tête et la queue. Ensuite, on sort du tiroir le sabre japonais de 1,2 m… Je prévois les commentaires, oui un opinel peut aussi faire l’affaire. Là, vous faites une coupe verticales et horizontales en regardant le thon dans les yeux. Normalement, maintenant vous avez quatre quarts de poisson….ou un gros n'importe quoi car finalement, l’opinel de 12 cm…c’est court… Vous prenez un quart supérieur que vous découpez à deux largeurs de main de la queue et deux largeurs de main de la tête. C’est là qu’on fait les meilleurs sashimis. D’ailleurs, des coupes de cette partie étaient disposées à la vue des acheteurs. Quelques photos pour comprendre.

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Maintenant, y a une autre technique pour découper le thon, plus rapide, en deux étapes : congeler le thon et le découper à la scie à bande de menuisier….en fumant une clope…
 
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« Le plus grand marché aux poissons du monde…. » En fait, une fois à l’intérieur, impossible de prendre le recul suffisant pour s’en rendre compte. Les étals alignés le long de rues étroites envahies de caisses, recoupées par des allées plus larges où des chariots à trois roues s’engouffrent. Tout va vite, très vite…mais calmement. Nous ne sommes que des touristes dans un lieu de travail, il faut rester vigilant et gêner le moins possible. On est loin du brouhaha d’un marché du sud de la France. Tout est rangé, propre et calme. À chaque découpe, le maitre essuie son sabre avant de le laver à grande eau. Pas d’éclairage, seules les lampes des étals se reflètent sur les pavés humides des rues. Des couloirs de lumière. La présence de Luca dormant dans son sac facilite les contacts, mais prendre des photos reste délicat. Plus que le lieu, c’est le fourmillement des chariots, l’application à chaque détail pour découper, nettoyer et vendre tout ce que la mer produit. Le choix donne le tournis. Les étals ne débordent pas de poisson, ceci impliquerait du désordre. Chaque poisson à sa place. Crustacé, crabe dans de grands paniers remplis de sciure, poissons séchés sur des bambous, calamar en bassine, homard en bassin, grenouille en cage, la liste n’a que pour limite ma mémoire… Nous émergeons enfin. Voici une vue prise en hauteur pour mieux se rendre compte. 

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Cette petite balade ouvre l'appétit, un petit dej s’impose. Aux abords du marché de nombreux minuscules restaurants sont ouvert. Au pays de la miniaturisation, un minuscule restaurant, c’est tous les clients assis au comptoir avec moins d’un mètre pour y loger le tabouret. L’effet sympa, c’est que pour accéder à ta place, il faut demander aux gens de se pousser un peu. Avec Luca dans son sac, inutile de dire qu’on est passé super inaperçu… Au menu du petit dej : sahimis de thon….miam…Bon le matin, l’estomac vide, faut dire que c’est un peu dur. Mais ça tient au corps.  La matinée s’est terminée tranquillement en se baladant dans un marché/bazar. Là aussi pas mal d’activité, on retrouve des chariots à trois roues de ce matin, perdus au milieu de la circulation. 

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       Apres un arrêt express à l'hôtel pour un ravitaillement biberon/couche/poussette, c’est sous une pluie battante que nous nous dirigeons vers le quartier de Shinjuku.  En arrivant sur place… oh surprise…il pleut aussi… Le quartier est renommé pour sa vie nocturne et ses pachinko. C’est un jeu où on s’assoit devant une machine style machine à sous pendant des heures, à presser des boutons pour gagner….des billes en acier… Ensuite vous échangez vos billes contre des prix : un lecteur MP3, un ordinateur etc…. Vous sortez du pachinko, et juste en face, un commerçant vous rachète vos prix. En fait c’est un système pour contourner les lois japonaises sur les jeux d’argent. Malin le lapin… Malin, mais mouillé jusqu’au bout de la queue, car la pluie tombe toujours. C’est donc le retour à l'hôtel boite de conserve. Et voila… voila….

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Vous en voulez encore !!!!.....ouais (foule en délire)…. Bon ok lah….

C’était notre dernière nuit à Tokyo, le jour suivant devait être consacré à la visite du jardin impérial puis au voyage en Shinkansen jusqu'à Kyoto. On refait nos sacs pour les laisser à la consigne de la gare. Ca c’est super pratique les consignes japonaises. Et là encore, perfection japonaise, tout est prévu, il suffit de lire. Mais attention, on précise bien que vous ne pouvez y déposer des objets volés ou des cadavres… Peut être qu’il en existe d’autres, spéciaux…

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Bref, direction le parc autour du palais, juste derrière la gare… Comme indiqué sur le plan, c’est un parc avec de la pelouse où on a une superbe vue sur…le mur d’enceinte du palais. Un superbe mur en pierre de taille, légèrement incliné, en granite… un mur…super long vu qu’il fait le tour du palais. Mais une infime partie du palais est cependant visible. Assez facile de trouver l’endroit, y a le parking pour les bus en face et les groupes qui se font prendre en photo devant…

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Après, cet éblouissement des sens…un parc avec de la pelouse autour d’un mur gris….Le planning était un peu serré, mais on tente d’aller visiter un jardin Zen. 
 

Juste un petit encart sur l’orientation dans Tokyo. Les noms de rue, d’avenue, c’est pas la peine d’essayer de s’y référer….mon plan ne prend pas la peine de les mentionner…lorsque un peu égaré, oh miracle, vous trouvez un panneau avec un plan dessus…vous n’êtes pas sauvé…Déjà, le point « vous êtes ici »….ben c’est où la peinture est effacée et ensuite…l’orientation….D’habitude, on met le nord en haut ! Mais que non au Japon, on met le nord en fonction de l’orientation du panneau pour amuser un peu le touriste…on s’est bien amusé une heure dans la mauvaise direction…Mais on arrive finalement devant le parc de la zenitude zen… 
 

Mais, on commence a devenir super serré question timing, donc, on court un peu dans les allées. C’est un superbe parc, petit lac, petit pont, petit escalier glissant…on porte la poussette…. petits pas japonais…on porte la poussette…petit escalier…on porte la poussette…jusqu’au…petits pas japonais glissant traversant la rivière… et bien, on porte la poussette sous le regard amusé des jardiniers… En conclusion, un jardin Zen, c’est super pas Zen en poussette…

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On sort finalement de ce poussette trophy, direction la gare pour prendre le Shinkansen. 


On pourrait dire que le Shinkansen, c’est comme le TGV, ça serait le même niveau de simplification que de dire qu’une Porche c’est comme ma Ford Fiesta…  Donc, c’est un train. Déjà, le gabarit est beaucoup plus large, ça fait un peu cabine d’avion. Trois places d’un coté et deux places de l’autre. Les sièges pivotent pour se mettre dans le sens de la marche ou pour faire une belote. On a vraiment de la place. Il y a une cabine téléphonique, un wc type européen, un wc type japonais et….un urinoir… 
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Le voyage se passe tranquillement à somnoler en regardant la campagne japonaise… qui n’existe pas en fait, car le moindre terrain plat est cultivé et les montagnes à pic sont couvertes de forêts. Nous arrivons en fin de soirée à Kyoto... 

Et donc au programme du prochain article vous aurez…. «Luca pionce dans sa poussette » et « Céline devient pessimiste quant à mon sens de l’orientation »

A bientôt,

Olivier

PS: voici quelques photos sympas

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Par Celine et Olivier - Publié dans : Voyage
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 12:11

Générique de début…..Explosion, fumée et juste-au-corps rouge, Bernard Minet : « Moitié homme, moitié robot, Bioman, Bioman…. héros de l’univers…». Chanson chantée à tue tête dans les cours de récré, souvenirs de mercredi après-midi, les yeux rivés à la télé, en suivant les aventure de Ken, Candy, Esteban, Bouba …pour ne citer qu’eux… une génération élevée aux mangas Japonais… Les chevaliers du zodiaque qui n’en finissent jamais. Tom qui cours avec Olivier sur un terrain tellement grand qu’on perçoit la courbure de la terre. Goldorak utilisant ses fulguro points, son astero hache contre les méchants golgoths. Tout le monde a au moins une référence de dessins animés japonais. Ne vous moquez pas, j’attends de voir la génération télétubbies débarquer…. «oh oh Laa-Laa…oh oh Tinky Winky»… Bref, depuis notre petite ile, nous avons pris l’avion direction Tokyo, Japon….BANZAI…..

 
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La zone de transit d’un aéroport. Les voyageurs anxieux, courant dans les couloirs et vérifiant tous les 50 m sur les écrans bleus que oui, c’est le dernier appel de leur avion. Ceux qui attendent leur connexion en buvant leur mocha cream double cafe. La zone de transit, c’est l’espace confortable, moelleux, un cocon pas vraiment encore le pays. Mais dès qu’on émerge du dernier contrôle, c’est le Japon. C’est comme perdre sa lecture. Regarder un panneau, une affiche, un symbole et ne pas arriver à se raccrocher à une lettre, un son connu. La première étape du voyage, c’est rejoindre Tokyo par le train, puis trouver l’hôtel. Sur le ticket de train, on nous a expliqué que le quai, le numéro du train et notre place sont indiqués. Bien, on peut pas se tromper. Et ça donne des conversations « donc truc, chapeau avec croix, 12, machin carré, chapeau de coté, B4, accent, rectangle avec barre, chapeau avec carré bizarre, 421…. Y a rien qui ressemble dans les panneaux ?».

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En suivant les petites images train, on trouve finalement le quai. Le Narita Express arrive….Il a le look d’un golgoth… Les passagers descendent et les portes se referment. Et on voit passer un gars à l’intérieur du train qui retourne les sièges. Tous les sièges sont montés sur un pivot pour pouvoir les orienter dans le sens de la marche. On accède au wagon, on dépose nos bagages…que l’on attache avec l’antivol du train… Là, on a un peu l’impression de s’émerveiller de tous les détails… Ca risque d’être agacent à lire…On va continuer et faire comme si c’était normal. Donc le train démarre, on sort du tunnel. Des paysages de campagne avec des maisons aux tuiles vernies, des rizières, des collines. Le contrôleur passe, demande les tickets, puis s’éloigne. Une fois arrivé à la fin du compartiment, il se retourne et salut les passagers. Y a des écrans qui affichent en permanence la progression du train, des pubs, la météo…On arrive enfin à Tokyo, gare centrale. D’après mappy, il faut 15 minutes de marche jusqu'à l’hôtel. Déjà mappy a été super sympa, au Japon, il n’indique pas le nom des rues… D’ailleurs ça servirait à rien, le nom des rues on arrive pas à le lire : « 
黒・広尾・恵比 3… ». Finalement, après quelques errances, on trouve notre hôtel guidé par un Belge…Bon, il a du avoir pitié de nous : moi avec mon sac de montagne, ma grosse valise ; Céline avec un sac à dos, le sac de bébé, la poussette et Luca… qui était super content de voir toutes les lumières… (un message est cache dans la photo...)
 

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A l’hôtel, on nous donne les clefs du placard et on s’installe. En comparaison, la chambre d’un hôtel formule 1, c’était spacieux. Là encore le choc de l’électronique nippon, du savoir faire ninja… le siège des WC. Ce petit miracle de technologie est chauffant (super agréable en hiver), avec un petit ventilateur et un jet d’eau quand on a finit pour nettoyer, et tout ça commandé par une console latérale. Et comble du luxe, le nôtre détectait notre présence. Au moindre contact de mon postérieur, le ventilo se mettait en marche et l’eau coulait…C’est super, sauf quand ce bruit suffit à réveiller Luca en pleine nuit. Bien sûr impossible de débrancher le truc… 

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Premier jour…Ca risque d’être long, on est restés sept jours et j’ai fait une introduction d’une page… Donc premier jour, le temple de Senso-ji, en métro…Première difficulté…prendre son ticket de métro… s’énerver… attendre qu’une âme charitable nous montre… On part donc pour visiter le temple. Pour y arriver, on parcourt une allée bordée d’échoppes. Ici, c’est un grand bazar, tous les souvenirs japonais en véritable «made in China » sont disponibles. Les étoiles ninja qui coupent pas…c’est bien connu les ninjas avaient peur de trouer leurs poches. Des sabres japonais en plastique véritable. Des kimonos en pure « soie que c’est vrai parce que c’est marqué dessus ». Donc un gros bordel, mais on réussit à arriver au temple malgré la tentation d’acheter l’ensemble pyjama avec dragon brodé. Et là, les mots manquent pour décrire la vue.........en fait le bâtiment manquait….il était en réparation et du coup recouvert de bâches…sympa… A j’oubliais, Luca dormait dans sa poussette pour se remettre de ses réveils nocturnes…. Du coup, dans un élan aventuresque, nous décidons de pousser un peu plus loin… Et là, c’est plus touristique du tout…place aux photos…


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On décide ensuite de visiter rapidement le parc de Ueno…. Et d’aller manger. Le parc est superbe, y a plein de cerisiers, ça doit être sublime au printemps…c’est bête…on est en hiver!
 

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Comme il commençait à faire faim c.a.d Luca et Céline qui braillent, c’est le genre de signe qui ne trompe pas, ou l’un ou l’autre a faim. On trouve un resto à ramen. Le ramen est une soupe avec des nouilles, du porc, de l’algue et un truc rose. C’est bon et c’est chaud. Bon, première observation, le temps que Céline ait fini de donner la compote à Luca, la soupe avait figée en surface… Suffit de remuer et c’est bon…ça vous donne une idée de la consistance du plat... Lourd mais bon…et tu le digères jusqu’au soir…  La journée s’est terminée tranquillement dans le quartier de Shibuya… avec plein de lumières, de bruit et tout.

A plus,

Olivier
 

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PS: l'article est dédicacé à Maxence, nouveau venu sur cette Terre. Bravo Zabou et Maxime!

Par Celine et Olivier - Publié dans : Voyage
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 00:00

J’ai écrit cet article mi-Janvier. A ce moment-là, j’étais encore dans les temps. Et puis, plein de choses à faire et crac on se prend 2 mois dans la vue. Bon je vous le mets quand même sinon, ça fait des octets gâchés.

 

A y est, c’est 2010...BONNE ANNEE !!!!!

Et comme je reprends la plume (enfin le clavier) c’est pour vous faire partager mes bonnes résolutions pour cette nouvelle année:

  • mettre à jour ce blog un peu plus souvent. 2009 a été négligée. Mais maintenant que petit ourson est capable de jouer tout seul un peu plus longtemps, je promet de mettre plus d’articles. Quitte à y mettre plus de blabla et moins de photos. Et pis faut bien vous raconter comment c’est ici.
  • faire un régime...et pour tout la famille !!!! Alors on va limiter (j’ai pas dit supprimer...pas folle non plus!) le chocolat, les chips et le fromage...hein mon Grouik?
  • me mettre à la couture...on en reparlera
  • arrêter de passer ma vie sur Facebook....ça me déprime quand personne ne commente mon statut
  • arrêter de me plaindre (ouhlalala, ça va être dur!)
  • lire...plus souvent, et en anglais
  • être plus organisée (pffff)
  • retrouver mes neurones (peine perdue)
  • tenir mes résolutions....whahahahahaha!!!!!!!!!!!!!

 

En attendant de me tenir à la résolution No. 1, voici quelques photos de nos vacances en France cet hiver.

Et pour vous mettre l’eau à la bouche, a venir bientôt: un article sur notre voyage au Japon (c’est Grouik qui s’y colle) et sur la MAC (la quoi??? ben vous verrez bien!)

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Céline 

Par Celine et Olivier
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 09:42
Suite de l’épisode précédent…

Ce n’est finalement que le vendredi 3 juillet, dans le tout petit matin, que nous avons découvert la surprise kinder…mais l’aventure avait commencé quelques heures plus tôt, plus exactement le mercredi soir…
Après une journée de femme d’expat normale : pédicure le matin (important, je voulais absolument avoir de beaux pieds dans les étriers lors de l’accouchement), déjeuner avec une copine, suivi d’un peu de shopping, je rentre en fin d’aprem un peu crevée. Un peu inquiète aussi car ça fait quelques heures que je n’ai pas senti le bébé bouger…bon, je m’allonge et attends tranquillement le retour de Grouik, parti pour une petite séance de golf. 20h, toujours pas de mouvements, même avec le stéthoscope posé sur mon ventre, on entend pas le cœur. Le stress monte…on décide finalement de partir à l’hôpital, quitte à revenir le soir même.
20 minutes de taxi (c’est long 20 minutes !!!!) et on débarque à la maternité. Mise illico presto sous monitoring, on entend le cœur du bébé…ouf !!!! mais comme le rythme est un peu faible, ils décident de me garder la nuit. Grouik a même le droit de rester et de tester le pas très confortable canapé-lit de la chambre.
Le lendemain matin, la décision est prise de déclencher l’accouchement car apparemment bébé ne veut toujours pas sortir. On s’installe dans la « delivery suite » et l’attente commence…longue…7h pour ramollir le col. Pendant ce temps, on regarde l’une des 40 chaînes disponibles sur écran plat géant (et oui !). Grouik, qui s’emmerde un peu, va faire un tour au shopping center d’en face et me ravitaille en jus d’orange et en Dark Lava Chocolate Cake de Starbuck (hummm !!!). Je fais des allées et venues dans le couloir, vêtue d’une magnifique blouse rose, le cul à moitié à l’air. On compare l’intensité de mes contractions avec les autres patientes en train d’accoucher (sur l’écran de monitoring, on peut visualiser les monitoring des autres salles). Grouik fait des commentaires fort peu utiles : «ah là t’en a une belle ! ouhlàlà, ça monte, ça monte, t’as du la sentir»…je confirme !

dans la delivery suite, j'ai encore le sourire...

Les heures passent, accompagnées de contractions allant crescendo. J’ai donc pu tester «l’échelle de douleur» : au début je disais 2-3 (ouais, fastoche les contractions !!!), à la fin j’étais à 7-8 (ahhhh !!! filez moi quelque chose !!!). Et ça c’est que la 1ere partie ! super-gynéco arrive et perce la poche des eaux et m’annonce : «vous allez voir, à partir de maintenant les contractions vont être plus intenses»…ah…petit moment de solitude… «mais si vous voulez on peut vous faire la péridurale maintenant»… OUI MAINTENANT !!!!
Arrive super-anesthésiste. En 2 temps 3 mouvements il me fait ma piquouse…et là…grand bonheur….en moins de 5 minutes plus aucune douleur…RHÂÂÂÂÂÂ !!! L’anesthésiste doit être le gars le plus aimé de l’hôpital, par les femmes qui accouchent du moins.
Vissée à mon lit (je ne peux plus me lever évidemment) on continue de regarder les reportages (très intéressants) de Discovery Channel. Sachant que, dans les bouquins on parle de 1 cm par heure, on est là jusqu’à 5h du mat. Les gentilles infirmières viennent me checker régulièrement, tout va bien, c’est le top. A 22h30, super-gynéco revient, en short et T-shirt Ho-Chi-Min Ville (super-gynéco est chinoise) et m’annonce que c’est bon, on va pouvoir pousser. HEIN !! DEJA ? Mais le reportage sur les baleines bleues n’est pas encore fini ! Petit moment de panique, je suis pas prête moi !! Le temps que les infirmières préparent la salle, il est passé minuit quand le show débute. Pour la naissance le 2 juillet, c’est raté, mais au moins ça ne sera pas «né un 4 juillet». Grouik à ma droite, pourvoyeur en eau et serviette humide, les 2 sages-femmes en face et c’est parti : «attention, voilà une contraction, inspirez, bloquez, poussez, 1, 2, 3…, jusqu’à 10» Ca pendant 1h30, en anglais, tout le monde compte en choeur. Tellement que Grouik se mélange dans le décompte. La salle à côté est au même stade que nous, on les entend compter eux aussi, ils ont l’air super motivés. Super-gynéco arrive pour la fin et chausse ses bottes de pêche jaunes. Je commence à être fatiguée, mais petit ourson fini par sortir.

On me le pose sur le ventre. C’est un bébé tout rose, c’est le plus beau bébé du monde.


                photo de famille                             petit ourson a quelques minutes

Après, je ne sais plus trop ce qui se passe, le reste du monde n'existe plus. Grouik coupe le cordon, on le pèse, le mesure, le nettoie. Il pousse des petits cris et ouvre grand ses mains. On fini par me le redonner, emmailloté, à la mode singapourienne. On me remonte dans ma chambre, il doit être 3h30 du matin, je suis extenuée. Grouik rentre à la maison, crevé lui aussi. Mais tout le monde est heureux.


           emmailloté, je dors tranquille          les yeux grands ouverts sur le monde

Le séjour à la maternité est topissime. On a même droit à un «congratulation dinner» servi pour 2 sur une petite table avec nappe, sans champagne, certes, mais ça sera pour plus tard, de retour à la maison. Conclusion : on fait le 2eme ici !
Les jours qui suivent, le nouveau papa ira déclarer petit ourson au consulat et faire sa demande de passeport car, naissant à Singapour, nous avons 42 jours pour «régulariser» sa situation. Petit ourson est français, et non pas singapourien, car il n’y a pas de droit du sol ici (il ne vaut mieux pas d’ailleurs sinon il serait obligé de faire 2 ans de service militaire à ses 18 ans). Monsieur a donc déjà son passeport où il mesure 53 cm et a les yeux noisettes, comme son papa (la couleur des yeux, pas la taille !!) !
Celine
Par Celine et Olivier - Publié dans : Petit ourson
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