Partager l'article ! Made in Japan part Thon: Partie deux. Alors au programme de la deuxième journée….oui pour cet article pas d’intro...on va visiter le ma ...
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Partie deux. Alors au programme de la deuxième journée….oui pour cet article pas d’intro...on va visiter le marché aux poissons avec la vente aux enchères des thons rouges. Alors j’aurais pu vous faire des jeux de mots « thon haute mer petit navire ». Je reste soft pour ce début d’article mais ça va dethoner par la suite…
Le marché au thon est l’attraction la plus visitée de Tokyo. La deuxième est le Pokemon Center, et le troisième, Disneyland. Dans tous les guides, l’auteur s’étend sur la fraicheur des poissons, que c’est sale par terre, que l’accès est pas facile et qu’il faut y aller aux aurores. Pour ce dernier point, le réveil, pas de problème : Luca était réglé pour se réveiller à 6h00 tous les matins… C’est super efficace, sauf que y a pas la touche pour reporter l’alarme… Donc, trop tôt le matin, on met Luca dans le sac à dos et direction le marché. Si tous les guides sont d’accord pour dire que faut le faire….aucun ne donne l’endroit précis. Comme c’est le plus grand marché au monde de ce genre, on se dit qu’on peut pas le louper… En sortant du métro on suit donc des gars qui on l’air de savoir…en fait ils savaient pas… Ils savaient pas qu’il fallait traverser les quais de chargement du marché aux légumes, puis prendre à droite et rentrer à gauche dans la rotonde, traverser l'immense hangar avec les étals, et là se déroulait la criée…Se déroulait, ou plutôt s’était déroulée, parce que le temps de trouver la pièce dédiée… ben c’était fini. Mais pas trop de regret car la vente à la criée avait été fermée aux touristes.
Par contre, les marchants étaient déjà à découper les thons pour la
vente. Si découper un poisson, on voit bien le principe, la découpe du thon de 1,20 m en sashimi de 3 cm demande un peu de technique. Voici la méthode…on sait jamais en cas survie extrême sur une
ile déserte, savoir découper le thon peu servir. On choisit un beau thon mort récemment, on retire la tête et la queue. Ensuite, on sort du tiroir le sabre japonais de 1,2 m… Je prévois les
commentaires, oui un opinel peut aussi faire l’affaire. Là, vous faites une coupe verticales et horizontales en regardant le thon dans les yeux. Normalement, maintenant vous avez quatre quarts de
poisson….ou un gros n'importe quoi car finalement, l’opinel de 12 cm…c’est court… Vous prenez un quart supérieur que vous découpez à deux largeurs de main de la queue et deux largeurs de main de
la tête. C’est là qu’on fait les meilleurs sashimis. D’ailleurs, des coupes de cette partie étaient disposées à la vue des acheteurs. Quelques photos pour comprendre.
Maintenant, y a une autre technique pour découper le thon, plus
rapide, en deux étapes : congeler le thon et le découper à la scie à bande de menuisier….en fumant une clope…
« Le plus grand marché aux poissons du monde…. » En fait,
une fois à l’intérieur, impossible de prendre le recul suffisant pour s’en rendre compte. Les étals alignés le long de rues étroites envahies de caisses, recoupées par des allées plus larges où
des chariots à trois roues s’engouffrent. Tout va vite, très vite…mais calmement. Nous ne sommes que des touristes dans un lieu de travail, il faut rester vigilant et gêner le moins possible. On
est loin du brouhaha d’un marché du sud de la France. Tout est rangé, propre et calme. À chaque découpe, le maitre essuie son sabre avant de le laver à grande eau. Pas d’éclairage, seules les
lampes des étals se reflètent sur les pavés humides des rues. Des couloirs de lumière. La présence de Luca dormant dans son sac facilite les contacts, mais prendre des photos reste délicat. Plus
que le lieu, c’est le fourmillement des chariots, l’application à chaque détail pour découper, nettoyer et vendre tout ce que la mer produit. Le choix donne le tournis. Les étals ne débordent pas
de poisson, ceci impliquerait du désordre. Chaque poisson à sa place. Crustacé, crabe dans de grands paniers remplis de sciure, poissons séchés sur des bambous, calamar en bassine, homard en
bassin, grenouille en cage, la liste n’a que pour limite ma mémoire… Nous émergeons enfin. Voici une vue prise en hauteur pour mieux se rendre compte.


Cette petite balade ouvre l'appétit, un petit dej s’impose. Aux abords
du marché de nombreux minuscules restaurants sont ouvert. Au pays de la miniaturisation, un minuscule restaurant, c’est tous les clients assis au comptoir avec moins d’un mètre pour y loger le
tabouret. L’effet sympa, c’est que pour accéder à ta place, il faut demander aux gens de se pousser un peu. Avec Luca dans son sac, inutile de dire qu’on est passé super inaperçu… Au menu du
petit dej : sahimis de thon….miam…Bon le matin, l’estomac vide, faut dire que c’est un peu dur. Mais ça tient au corps. La matinée s’est terminée tranquillement en se baladant dans un
marché/bazar. Là aussi pas mal d’activité, on retrouve des chariots à trois roues de ce matin, perdus au milieu de la circulation.


Apres un arrêt express à l'hôtel pour un
ravitaillement biberon/couche/poussette, c’est sous une pluie battante que nous nous dirigeons vers le quartier de Shinjuku. En arrivant sur place… oh surprise…il pleut aussi… Le quartier
est renommé pour sa vie nocturne et ses pachinko. C’est un jeu où on s’assoit devant une machine style machine à sous pendant des heures, à presser des boutons pour gagner….des billes en acier…
Ensuite vous échangez vos billes contre des prix : un lecteur MP3, un ordinateur etc…. Vous sortez du pachinko, et juste en face, un commerçant vous rachète vos prix. En fait c’est un
système pour contourner les lois japonaises sur les jeux d’argent. Malin le lapin… Malin, mais mouillé jusqu’au bout de la queue, car la pluie tombe toujours. C’est donc le retour à l'hôtel boite
de conserve. Et voila… voila….


Vous en voulez encore !!!!.....ouais (foule en délire)…. Bon ok lah….
C’était notre dernière nuit à Tokyo, le jour suivant devait être
consacré à la visite du jardin impérial puis au voyage en Shinkansen jusqu'à Kyoto. On refait nos sacs pour les laisser à la consigne de la gare. Ca c’est super pratique les consignes japonaises.
Et là encore, perfection japonaise, tout est prévu, il suffit de lire. Mais attention, on précise bien que vous ne pouvez y déposer des objets volés ou des cadavres… Peut être qu’il en existe
d’autres, spéciaux…

Bref, direction le parc autour du palais, juste derrière la gare…
Comme indiqué sur le plan, c’est un parc avec de la pelouse où on a une superbe vue sur…le mur d’enceinte du palais. Un superbe mur en pierre de taille, légèrement incliné, en granite… un
mur…super long vu qu’il fait le tour du palais. Mais une infime partie du palais est cependant visible. Assez facile de trouver l’endroit, y a le parking pour les bus en face et les groupes qui
se font prendre en photo devant…


Après, cet éblouissement des sens…un parc avec de la pelouse autour d’un mur gris….Le planning était un peu serré, mais on tente d’aller visiter un jardin Zen.
Juste un petit encart sur l’orientation dans Tokyo. Les noms de rue,
d’avenue, c’est pas la peine d’essayer de s’y référer….mon plan ne prend pas la peine de les mentionner…lorsque un peu égaré, oh miracle, vous trouvez un panneau avec un plan dessus…vous n’êtes
pas sauvé…Déjà, le point « vous êtes ici »….ben c’est où la peinture est effacée et ensuite…l’orientation….D’habitude, on met le nord en haut ! Mais que non au Japon, on met le
nord en fonction de l’orientation du panneau pour amuser un peu le touriste…on s’est bien amusé une heure dans la mauvaise direction…Mais on arrive finalement devant le parc de la zenitude
zen…
Mais, on commence a devenir super serré question timing, donc, on
court un peu dans les allées. C’est un superbe parc, petit lac, petit pont, petit escalier glissant…on porte la poussette…. petits pas japonais…on porte la poussette…petit escalier…on porte la
poussette…jusqu’au…petits pas japonais glissant traversant la rivière… et bien, on porte la poussette sous le regard amusé des jardiniers… En conclusion, un jardin Zen, c’est super pas Zen en
poussette…


On sort finalement de ce poussette trophy, direction la gare pour prendre le Shinkansen.
On pourrait dire que le Shinkansen, c’est comme le TGV, ça serait le
même niveau de simplification que de dire qu’une Porche c’est comme ma Ford Fiesta… Donc, c’est un train. Déjà, le gabarit est beaucoup plus large, ça fait un peu cabine d’avion. Trois
places d’un coté et deux places de l’autre. Les sièges pivotent pour se mettre dans le sens de la marche ou pour faire une belote. On a vraiment de la place. Il y a une cabine téléphonique, un wc
type européen, un wc type japonais et….un urinoir…

Le voyage se passe tranquillement à somnoler en regardant la campagne japonaise… qui n’existe pas en fait, car le moindre terrain plat est cultivé et les montagnes à pic sont couvertes de forêts.
Nous arrivons en fin de soirée à Kyoto...
Et donc au programme du prochain article vous aurez…. «Luca pionce dans sa poussette » et « Céline devient pessimiste quant à mon sens de l’orientation »
A bientôt,
Olivier
PS: voici quelques photos sympas

J'ai bien aimé le passage sur le découpage de thon rouge et celui du jardin zen ;-)
Vivement le prochain !
Le prochain article ! Le prochain article !!!